Primo Basso écrit comme il respire depuis qu’il est tout petit. Enseigner, écrire, se consacrer à sa famille sont les trois piliers de sa vie.
Sur près d’un demi-siècle, des années 1950 à 2000, il déploie une activité foisonnante, embrassant des genres très différents : contes, pièces de théâtre, romans, récits, nouvelles, traductions.
Fils d’immigrés, de santé fragile, il connaît la précarité, la guerre et la menace constante de la mort. Mais sa rencontre avec les soldats américains, puis son mariage d’amour avec Lise font de lui un homme heureux. En 1981, la mort de sa fille Danièle, suicidée, le plonge à nouveau dans le désarroi. Pour continuer de vivre, l’écriture est sa meilleure alliée. Jusqu’au silence final des dix dernières années, marquées par la maladie d’Alzheimer.
Dans son œuvre on trouve la trace de cette vie bousculée, où les pulsions de vie et de mort sont étroitement conjuguées. Tragique, tourment métaphysique, réflexion politique, morale côtoient souvent l’humour, le burlesque, la poésie et la fantaisie la plus débridée. Primo Basso est un homme qui aime à multiplier les registres.
Italien de naissance, angliciste de profession, voyageur et traducteur par passion, il se partage entre la Méditerranée et le monde anglo-saxon. Toujours, les textes qu’il produit sont ancrés dans la réalité des ces villes et villages de Lorraine, du Frioul, de la Sicile, de l’Amérique, l’Angleterre ou l’Irlande – qu’il chérit particulièrement.
Et toujours, sans se lasser, il n’en finit pas d’enquêter sur ce qui fait malgré nos failles et nos faiblesses notre « humanité »
De son vivant, Primo Basso s’est attaché à la diffusion de ses œuvres, par la publication et/ou la présentation publique (pièces de théâtre radiodiffusées ou portées à la scène, contes interprétés par lui-même dans des écoles, des maisons pour tous, ou dans sa propre émission sur FR3 Nancy).
Aujourd’hui la plupart des textes édités sont épuisés, un grand nombre reste encore inédit. Ce qui fait ressembler son œuvre, considérable, à un iceberg en grande partie immergé.
L’association « Primo Basso, une vie en écriture » s’attelle à relancer l’édition. En vous présentant ici, sur le site, des résumés et quelques traces de ses textes, elle vous invite à aller vous-même à la rencontre de cette langue si baroque et familière.
Marcelle Basso Boccabella